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Table des matières
YokanYokan, au sud-ouest du continent, est majoritairement peuplée de Yokanis. HistoireIl était un pays où il faisait bon vivre, entouré par la mer Hujin et les montagnes sacrées. Le climat y était agréable, se faisant plus froid lorsque les montagnes blanchissaient et plus chaud quand des inconnus étaient retrouvés morts de froid à leurs pieds. On se réjouissait toujours de ces offrandes faites aux dieux qui habitaient les montagnes sacrées - Hitsuji le créateur, Ôkami le protecteur et Shika la dévoreuse - et jamais on ne cherchait à savoir qui avait été tué. C'était pour le bien du pays, alors pourquoi s'inquiéter ? Parfois, ils portaient des messages rédigés dans un dialecte incompréhensible sur des matériaux inconnus, mais on les oubliait bien vite. S'il s'était agi de messages des dieux, ils auraient forcément été lisibles. Ce pays, au passage, se nommait Yokan. Les habitants de Yokan se plaisaient à croire que leur pays, tout comme eux, avait été créé par les neuf dieux protecteurs, qui avaient toujours veillé sur eux et continueraient à le faire tant que les torches seraient allumées, les temples entretenus et les légendes transmises. Certaines étaient inventées de toutes pièces, d'autres, presque réelles ; loin de s'en soucier, les enfants raffolaient des histoires de Nikkou, celle qui éclairait le ciel, et Jin'ai le généreux, qui offrait aux hommes ses nourritures marines, sans oublier Jikan l'égraineur, qui faisait régulièrement tomber sur terre les heures, minutes et secondes correspondant au temps de vie qu'il accordait aux hommes. Des dieux tantôt remerciés, tantôt redoutés, tel Aranami qui soufflait sur la mer. Ce pays connut d'abord un seul chef, puis son fils, puis le fils de celui-ci, et ainsi de suite, jusqu'au roi Méril dont la femme mit au monde deux garçons jumeaux. Ignorant lequel était l'aîné, leur père se trouva incapable de choisir auquel il confierait son trône lorsque Jikan l'égraineur mettrait terme au règne du roi de Yokan. Il décida de remettre cette décision à plus tard, mais en grandissant, Tahil et Lihan, les jumeaux, montrèrent chacun des qualités et des défauts qui l'empêchèrent de faire son choix. Aussi Méril décida tout bonnement de couper son pays en deux parties : la côte ouest à sud-ouest et les plaines qu'elle bordait furent confiées à Tahil, devenant Yokan Ouest, tandis que Yokan Est et ses nombreuses forêts allèrent à Lihan. Le monarque put ainsi quitter ce monde l'esprit libre, certain que ses fils sauraient faire ce qu'il fallait. Mais s'ils le firent, par la suite, leurs descendants commencèrent à s'éloigner, progressivement, sans pour autant oser diviser Yokan en deux pays distincts. Les deux régions étaient pourtant très différentes, et ce, à tous les niveaux. La seule chose qui unisse encore les deux peuples est le panthéon yokani et ses neuf dieux, ainsi que toutes les croyances qui s'y rattachent. Durant les quatre siècles qui ont suivi cette division, l'ouest s'est beaucoup développé, tandis que l'est a très peu évolué, et cette distinction est valable dans une multitude de domaines. GéographieLe territoire de Yokan est délimité à l'ouest et au sud par la mer Hujin, au nord par les montagnes sacrées, et à l'est par… rien du tout, en fait. La frontière est a en effet été définie arbitrairement, dessinée au hasard sur une carte il y a environ trois siècles, lorsqu'il apparut important de délimiter avec précision la région de Yokan Est. Cette frontière avec la région libre est constamment surveillée, et en dehors des postes de contrôle, on ne trouve pas un seul village à moins de cent kilomètres de la frontière, du moins du côté yokani. La région libre ne présente officiellement aucune menace, ni aucun intérêt. Même chose pour le pays au nord de Yokan, qui fut longtemps considéré comme le territoire des dieux, jusqu'à ce que des Yokanis osassent s'y aventurer par la mer et n'y trouvassent que des humains. Intéressons-nous donc plutôt à l'intérieur de Yokan, puisque c'est bien la seule zone qui intéresse ses habitants – qu'aucun terme officiel ne désigne ; étant donné qu'ils n'entretiennent pratiquement aucune relation avec les autres pays, ils n'ont jamais jugé utile d'en trouver un, et se désignent eux-mêmes simplement comme “habitants de Yokan”. Bien sûr, les habitants des autres pays ou régions se permettent de parler des “Yokanis” ou évoquent les “fanatiques du sud-ouest”, mais les concernés n'en savent évidemment rien. Il est de toute façon très rare que quiconque parle de ce peuple très peu connu, ou que des étrangers entrent sur le territoire yokani, dont les paysages uniques et magnifiques sont le seul attrait. La pauvreté et la méfiance des habitants en font en effet un endroit qu'on préfère éviter, surtout que les gardes de la frontière est sont loin d'être amicaux. Yokan EstLa partie Est du pays se compose, en gros, de Yokan sans sa côte. Comme la région Ouest, Yokan Est possède une immense forêt, celle de Yumoto, au cœur de laquelle se trouve la capitale, Shinyou, ainsi que les sources chaudes du lac Omiyage, lui-même bordé par de nombreuses villes. A l'exception des villages paysans chargés de cultivés les terres, principale source de subsistance et de revenu, il est très rares de rencontrer des Yokanis en dehors de la forêt Yumoto, à l'exception de deux endroits : d'abord, la forêt Enkei, près de la frontière avec Yokan Ouest, qui est accessoirement beaucoup plus petite que celle de Yumoto, et ensuite, près du lac Yukidoke, situé au pied des montagnes sacrées. Yokan Est utilise des méthodes très traditionnelles, vénère toujours les dieux que ses ancêtres adoraient, et si la population n'est pas très riche, les plus pauvres y vivent tout de même mieux que dans l'autre partie du pays. Les montagnes, bien que magnifiques, sont considérées comme sacrées, et aucun Yokani n'y met les pied à moins d'y être vraiment forcé, et la forêt de Yumoto est réellement grandiose. Yokan OuestS'étendant sur tout le “bord” de la mer Hujin, Yokan Ouest possède un nombre impressionnant de ports, dont le plus grand se trouve être celui de la capitale, Shindai, où sont concentrés plus d'un quart des habitants. La plupart des Yokanis de la partie Ouest sont évidemment concentrés le long de la côte, et plus on s'en éloigne, plus il devient difficile de trouver d'autres villages. A moins de se rendre dans la grande forêt de Naegi, dont les paysages sont tout aussi grandioses que le bord de mer. Avec un climat chaud et humide, Yokan Ouest est une région magnifique, qui serait souvent très touristique sans la xénophobie locale et les nombreuses maladies qui déciment parfois des villages entiers. Aujourd'hui, Yokan Ouest est la partie la plus riche, la plus avancée technologiquement, mais également celle qui possède le gouvernement le plus égoïste, privilégiant le profit sans se soucier des profondes inégalités qui séparent sa classe la plus riche des habitants les plus pauvres. LangueLes Yokanis de l'Ouest comme de l'Est parlent tous le Sekaiteki, une langue dite “commune” qui était utilisée sur la majeure partie du continent il y a de cela plus d'un millénaire. Depuis, l’Obakien est devenu la langue la plus parlée, et le Sekaiteki est désormais considéré par les autres peuples comme une langue désuète, parfois utilisée dans les chansons obakiennes auxquelles on veut donner un aspect “traditionnel” ou dans certains domaines spécifiques (“chakra”, “ninja”, “kage” viennent de là, même si ces mots ne sont presque jamais utilisés à Yokan). Ils sont donc souvent considérés comme des péquenauds lorsqu'ils visitent d'autres pays du continent, ce qui arrive rarement. Les pêcheurs et commerçants de Yokan Ouest parlent souvent des langues parlées par les pays extérieurs au continent, dans le cadre d'échanges commerciaux évoqués plus bas. ÉconomieYokan Est fait si peu d'échanges avec d'autres régions qu'il ne serait pas pertinent de les mentionner. Les exports et imports qui suivent ne sont donc que ceux de Yokan Ouest. Exportation : fourrures, viandes, céréales… Importation : matières premières (bois, charbon), armes… PolitiquePolitique extérieure : rare sont les Yokanis à connaître l’extérieur, du moins en ce qui concerne les pays qui se trouvent sur le même continent qu'eux. Ils ne se mêlent pas des affaires des autres et ceux de Yokan Ouest entretiennent de bonnes relations avec les nombreuses îles avec lesquelles ils commercent. Quelques grandes batailles navales ont marqué l'histoire de Yokan, et quelques conflits marins troublent encore la paix de temps à autres, mais l'armée yokani a rarement l'occasion d'attaquer ses voisins ou de s'en protéger. Politique intérieure : Yokan a deux gouvernements bien distincts. A l'Ouest, un roi aux allures de dictateurs mène sa région d'une main de fer, mais ses méthodes très controversées sont efficaces et personne ne s'oppose réellement à lui. En règle générale, toutes les discussions concernant la politique ont lieu à la capitale, lieu de culture et raffinement où les plus riches règnent, alors que les habitants des autres villes et villages mènent leurs petites vies bien tranquillement sans s'en soucier. A l'Est, le gouvernement est plus communautaire, démocratique, mais extrêmement lent. Chacun peut y prendre part et tous les avis sont pris en compte mais cela n'est malheureusement pas très efficace. SociétéLes Yokanis se distinguent principalement par leurs croyances religieuses. Comme expliqué plus haut, ils vénèrent un certain nombre de dieux :
A chaque dieu sont associés deux éléments, l'un en rapport avec l'origine du dieu (donc terre pour les montagnes sacrées, eau pour la mer Hujin, et foudre pour le ciel) et l'autre en lien avec son influence (lumière pour un dieu bienfaiteur, ombre pour un punisseur, vent pour un dieu neutre ou changeant). La plupart des Yokanis, notamment ceux de l'Est, croient dur comme fer à l'existence de ces dieux, et leurs adressent des prières et offrandes de façon régulière, que ce soit dans des temples ou ailleurs. Mais cela ne s'arrête pas là ! Les Yokanis croient en l'existence d'élus des dieux, ayant reçu des dons divins. De nombreux élus ont marqué l'histoire de Yokan. Actuellement, la plupart sont au service du roi de Yokan Ouest ; les autres ne se sont pas faites connaître. Il ne semble pas y en avoir plus d'une vingtaine par génération. Ces dons peuvent être de multiples sortes. Par exemple, un protégé de Jikan pourrait pressentir l'avenir, alors qu'un élu d'Aranami serait particulièrement chanceux en mer. Si l'existence des dieux n'a pas été prouvée, les dons des élus sont bien réels, même s'ils ne sont pas toujours évidents à déceler. Un autre aspect des Yokanis, qui est souvent très choquant pour les étrangers qui les rencontrent, est leur manque total de pudeur. Il n'est pas moins choquant de voir un homme torse-nu qu'une femme dans la même situation. Ils n'hésitent pas à parler ouvertement de sujets qui choqueraient la morale dans d'autres régions du continent mais qui, à Yokan, ne sont absolument pas tabous. Aussi, les foyers sont souvent assez peuplés car polygamie et bisexualité sont des normes et il est bien plus fréquent de voir des trios que des couples. Entre l'aspect des Yokanis et leurs mœurs uniques, les touristes ont de quoi être dépaysés. Autour du paysYokan a des frontières en commun avec :
— Pays imaginé et décrit par Widigo |