Introduction

Señal, Fuerza et Potencia (désormais région de Neobake) ne formaient autrefois qu'un seul pays, Augurio. Fuerza a un système politique très égalitaire, auquel tous peuvent participer, et dans lequel chacun a les mêmes chances et les mêmes droits. Ses habitants, bien plus croyants que leurs voisins, se préoccupent plus de la richesse de l'esprit que de la richesse matérielle, et leurs qualités humaines les poussent à faire passer le bien-être des autres avant le leur, entraide et altruisme étant des maîtres mots. Quant à ses villes, elles sont pour la plupart réunies autour de l'immense Lac du Dégel, au cœur de la grande Forêt Source - y compris sa capitale, Segura Fe.
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De forme presque ronde, Fuerza est entourée par Neobake au nord (région Potencia), Señal du nord-ouest au sud-est, et la Région Libre à l’est. Dans le nord du pays se trouvent les Montagnes Sacrées avec, à leur pied, le Lac du Dégel, proche du Temple du Belvédère. Au centre, l’immense Forêt Source recouvre la majeure partie du pays et la plupart des Fuerzos vivent sur tout le bord du grand Lac du Souvenir autour duquel elle a poussé. On y trouve d’ailleurs la capitale, Segura Fe. En dehors des Montagnes Basses, au sud-est, le reste du pays n’est fait que de plaines ponctuées de villages paysans. Las Montañas Sagradas : les Montagnes SacréesAu nord, les Montagnes Sacrées s’étendent sur une large zone ; territoire de Potencia, elles se trouvent théoriquement en Neobake puisque Potencia en fait désormais partie, mais les Fuerzos pensent souvent qu’elles sont dans leur pays. Les montagnes elles-mêmes sont considérées comme le domaine des dieux et, en tant que tel, sacrées (comme l’indique leur nom) si bien qu’aucun Fuerzo (ni Señalo avisé) n’y met les pieds à moins d’y être vraiment forcé. On y trouve tout de même des villes puisque les Élus tencios ont décrété que c’était le domaine que les dieux leur avaient réservé. C'est dans les Montagnes Sacrées que l'on trouve le leopájaro, étrange mammifère coloré doté de caractéristiques d'oiseau. Au pied des montagnes se trouve le Lac du Dégel (el Lago del Deshielo), considéré comme un endroit de contact avec les dieux de la montagne (Carnero le créateur, Logo le protecteur et Cierva la dévoreuse). Le simple fait de se baigner dans ses eaux est supposé purifier le baigneur (attention tout de même, l’eau est fraîche), on s’y rend donc volontiers (en prenant bien soin de suivre les sentiers prévus à cet effet afin de ne pas commettre un sacrilège en s’appuyant à un arbre du domaine des dieux). El Templo del Mirador : le Temple du Belvédère Non loin du lac se trouve le Temple du Belvédère, lieu de pèlerinage propice au recueillement, à l’isolement et au repos. Pendant très longtemps, ce fut à cet endroit que se rendaient tous les Élus des Dieux pour apprendre à utiliser leurs dons divins. Coupés du monde extérieur, ils pouvaient ainsi se concentrer à leur apprentissage et se préparer en toute tranquillité aux responsabilités qui les attendaient. Les Congrégations finirent par s'imposer comme centres de formation, leurs membres trouvant qu'il était dangereux pour les Elegidos de s'isoler de la population qu'ils devaient aider. Mais aujourd'hui encore, le Temple du Belvédère forme des Élus qui ne pensent pas de cette manière et préfèrent vivre, au moins quelques années, sans offrandes et traitements de faveur. La Selva Fuente : la Forêt Source La majeure partie du pays est occupée par la large Forêt Source, qui suit la forme d’un W. Réellement grandiose, elle réunit des espèces végétales et animales « inédites » sur le continent, attirant de nombreux chercheurs et artistes souhaitant s’en inspirer. Elle a poussé autour du Lac du Souvenir (el Lago del Recuerdo – voir extrémité est), une étendue d’eau douce de taille impressionnante autour de laquelle on trouve de nombreuses villes, y compris la capitale, Segura Fe (d’autres villes incluent Potente Fe, Honesta Fe, Inquebra Fe, Nueve Fe). Segura Fe, la capitale Tandis que la beauté des villes les plus riches de Señal est due aux matières précieuses qui ornent les maisons de leurs dirigeants, celle des villes de Fuerza repose plutôt sur l’harmonie des couleurs, des gravures et statues à l’effigie des dieux et une certaine sobriété dans les matériaux choisis. On y trouve beaucoup moins de taudis et palais que dans l’autre partie du pays, et bien moins de mendiants et aristocrates. La plupart des villes sont organisées sur le même modèle, autour d’un temple à la gloire des neuf dieux, et la capitale, Segura Fe, ne déroge pas à cette règle. Ses toits ronds peints de manière festive représentent les Fuerzos qu’ils abritent : chaque membre adulte de la maisonnée y a son propre motif aux couleurs de son choix. Et c’est grâce aux tours des temples dédiés aux trois dieux bienfaiteurs – Carnero, Marisco ( au bord du Lac du Souvenir) et Solluz – que l’on s’oriente dans la ville. Las Montañas Bajas : les Montagnes Basses Au sud-est de la Forêt Source, les Montagnes Basses sont d'une hauteur ridicule lorsqu'on les compare aux Montagnes Sacrées, et s'étendent sur un territoire assez limité. Mais elles se distinguent parfaitement dans un paysage plat qui n'est fait que de plaines ponctuées de petits villages paysans chargés de cultiver les terres. C'est là-haut (pas très haut, en vérité) que se trouve le Temple d’Areloj, qui attire des Fuerzos tout au long de l'année. Évitez de vous y rendre durant l'été, car la chaleur y devient rapidement insupportable en raison du manque d'ombre - raison pour laquelle des Élus quittent généralement leurs Congrégations à cette période pour protéger les champs des ravages du soleil (notamment grâce à des dons divins élémentaires) afin que les récoltes ne soient pas cramées. El País Neutro : la Région LibreA l’est, la Région Libre : la frontière avec celle-ci a été définie arbitrairement, dessinée au hasard sur une carte il y a environ trois siècles, lorsqu’il apparut important de délimiter avec précision la région de Fuerza. Cette frontière avec la Région Libre est constamment surveillée, et en dehors des postes de contrôle, on ne trouve pas un seul village à moins de cinquante kilomètres de la frontière, du moins du côté auguri. Au nord, ce n’est pas mieux : en dehors de quelques villages qui bordent la Forêt Source, il n’y a quasiment pas âme qui vive jusqu’à la frontière “de principe” avec Neobake (le conseil de Potencia ayant décidé de ne pas établir de postes de garde à cet endroit). Les Fuerzos ne sont pas assez nombreux pour couvrir tout le territoire, se concentrant de toute façon dans la Forêt Source, aussi ils ont un territoire assez grand pour ne pas avoir envie d’aller voir ailleurs. Les nouvelles de la Région Libre leurs parviennent, tout comme les événements importants qui surviennent sur le continent, et ils ont plaisir à recevoir des étrangers et découvrir leurs cultures, mais il est rare qu’ils s’aventurent hors de Fuerza. Du moins, ça l’était jusqu’à ce que la congrégation de Segura Fe envoie des Élus et des fidèles à Satô pour aider à sa reconstruction.
MentalitéFuerza est la nation de l’égalité et de la justice, les inégalités sociales y étant quasi-inexistantes. C’est aussi la nation de la morale et de l’altruisme : les habitants se soucient beaucoup les uns des autres, font attention aux conséquences de leurs actions et évitent généralement de dire ou faire des choses qui pourraient blesser les autres, tant physiquement que moralement. Une personne dans le besoin trouvera rapidement de l’aide, quelle que soit l’aide recherchée. Un étranger aurait tôt fait de mettre ces valeurs sur le compte de la religion, puisque c’est un « tout » auquel les Fuerzos tiennent énormément, mais cette grandeur d’âme n’a en fait que peu -sinon rien- à voir avec les neuf dieux. Homme et femme sont égaux et peuvent accéder aux mêmes fonctions. Hommes comme femmes peuvent travailler ou s’occuper des enfants. Cependant, les différences entre eux sont reconnues et acceptées, si bien qu’on peut les mentionner sans parler de “sexisme”. Les blagues sur le sujet visent généralement à se moquer des peuples qui considèrent les femmes comme inférieures et on les prend généralement à la légère. Les étrangers s'étonnent par ailleurs du manque de pudeur des Auguris : il n’est pas moins choquant de voir un homme torse-nu qu’une femme dans la même situation. Par ailleurs, les Auguris sont très ouverts et peuvent parler de tous les sujets, même ceux qui seraient tabous pour des étrangers. Les seuls sujets tabous sont ceux qui remettent en cause l’existence des dieux. FamilleLes foyers sont souvent assez peuplés car polygamie et bisexualité sont des normes et il est bien plus fréquent de voir des trios que des couples. Les liens amoureux se font et se défont, les mariages existent mais ne sont que “de principe” et on peut y mettre un terme facilement et rapidement sans avoir à remplir de paperasse. Il y a bien des Fuerzos trop possessifs pour “partager” leur compagne ou compagnon, mais ceux-ci sont rares et cela est généralement mis sur le compte d’une erreur dans leur éducation. Quant aux peines de cœur, elles font partie de la vie, et on trouve facilement du réconfort auprès des siens, voire auprès de parfaits inconnus lorsqu’on n’a personne à qui raconter ses petits malheurs. Dans un foyer, tous les adultes prennent soin des enfants, s’occupant à tour de rôle de les nourrir, laver, habiller, amuser, éduquer. Pas besoin d’être le père ou la mère biologique d’un enfant pour en prendre soin, il est de la responsabilité de chacun de s’assurer que les enfants grandissent correctement. L’éducation religieuse a bien sûr une part importante dans l’éducation des jeunes Auguris, mais elle n’accompagne pas la morale – il n’y a pas de « si tu fais ceci, Cierva te punira » mais plutôt « si tu fais ceci, voici les conséquences que cela va avoir ». Nul besoin de « menacer » les enfants, ils peuvent comprendre que tels actes peuvent blesser les autres ou être néfastes de diverses façons. Accessoirement, à Señal comme à Fuerza, la majorité est fixée à 20 ans. Mode de vieLe mode de vie des Fuerzos repose énormément sur l’entraide et la communauté. On travaille en groupe, on éduque les enfants en groupe, on peut même prier en groupe. Le village est une extension du foyer, on prend donc soin de ses voisins comme de sa famille. Les moments de solitude sont rares, sauf pour ceux qui en font le choix. Les loisirs sont surtout extérieurs : balades en forêt, baignades dans le Lac du Dégel, chasse ou pêche… Les arts créatifs sont également très appréciés, notamment la peinture et la sculpture. La musique est souvent calme, sans paroles, et on l’entend surtout dans les temples. A Fuerza, la vie est simple, paisible, et on s’en accommode très bien. ReligionA Fuerza, la religion auguri fait partie intégrante de la vie quotidienne. On prie matin et soir au temple le plus proche ou dans un lieu saint et, pour ceux qui s’en trouvent trop loin, chez soi. Les prières s’accompagnent toujours d’offrandes – ne serait-ce qu’un fruit, un morceau de tissu, un peu d’encens – que l’on brûle pour qu’elles parviennent aux dieux. C’est une activité régulière et altruiste : on prie pour le bien-être des autres, pour leur réussite, on vante leurs qualités et on loue leurs actes en demandant aux dieux de prendre soin d’eux ou de les aider à atteindre leurs buts. Surtout, on remercie les dieux de leurs bienfaits, même sans preuve qu’ils aient été à l’origine de tel ou tel événement. On prie pour les gens qu’on connaît, mais aussi pour tout le peuple, et même parfois pour les habitants de Señal et Potencia, pour demander aux dieux de leur pardonner leurs offenses – les premiers négligeant les dieux tandis que les autres se prennent pour des dieux. Lors des fêtes religieuses, les Fuerzos ne sortent pas chez eux, ne parlent pas, ne mangent ni ne boivent, et passent souvent la journée les yeux fermés ou bandés afin de ne voir personne d’autre. C’est le seul jour pendant lequel ils s’autorisent à prier pour eux-mêmes, à demander aux dieux de les aider. Ces jours-là, pas d’offrandes, c’est une journée pour soi et uniquement pour soi. AlimentationA Fuerza, l’alimentation est basée sur les racines et tubercules (betterave, carotte, pomme de terre, radis…) que l’on accompagne souvent de poissons d’eau douce (anguille, brochet, lotte, truite…) ou de gibier (phacochère, faisan, chèvre, poule…). Les plats les plus élaborés ajoutent à cela fruits rouges (cassis, framboise, groseille, mûre…) et à noyau (abricot, datte, pêches, prunes…), herbes et aromates (aneth, basilic, menthe, thym…), champignons (agarics, bolets, chanterelles, pleurotes…) et, plus rarement, légumes verts (artichaut, céleri, navet, tomate…). Les boissons les plus prisées sont les alcools de fruit (notamment le cirucor, alcool de prune) et les alcools à base de plantes diverses (comme le molacha, alcool de betterave, ou le mentino, alcool de menthe) mais aussi les jus de fruits ou de légumes (et mélanges de plusieurs fruits et/ou légumes).
GouvernementAu Fuerza, le gouvernement est communautaire, démocratique, mais son fonctionnement est lent. Trois conseils (législatif, exécutif et judiciaire) prennent les décisions pour le peuple, les conseillers étant des représentants des villes comportant plus de 5000 habitants (ce qui a poussé de nombreux villages à se réunir pour être représentés). Tous siègent à la capitale, Segura Fe, et ont été choisis par les membres de leur ville d’origine par un processus électoral (un vote à main levée). Le problème est que les conseils ne respectent pas toujours leurs attributions et se « renvoient » la balle, l’un demandant l’opinion des deux autres sur un sujet qu’il est supposé gérer seul, ce qui représente une perte considérable de temps. Force militaireFuerza a bien une armée, mais on n’en entend pas souvent parler. Elle sert principalement à maintenir l’ordre, mais les Fuerzos sont des gens civilisés et ouverts à la discussion qui n’hésitent pas à former des conseils de village pour “arbitrer” d’éventuels conflits. Les vols, meurtres et autres crimes sont extrêmement rares et les forces de l’ordre n’ont vraiment pas grand chose à faire. C’est pourquoi l’armée n’est pas bien grande et se compose uniquement de volontaires – et encore, ceux-là ont parfois un second emploi. Des soldats sont cependant placés le long des frontières, pour s’assurer que l’armée señala ne vienne pas fourrer son nez dans les affaire de sa voisine, et certains sont chargés de la protection des Élus des Dieux. Relations internationalesEn dehors du Señal, avec lequel se font les principaux échanges commerciaux, Fuerza n’a que peu de contacts avec l’étranger, traitant parfois avec la Région Libre mais rarement avec les autres pays. Elle ne s’en porte pas plus mal pour autant : il y a déjà bien assez à faire chez soi, pourquoi s’embêter avec d’autres – surtout que ceux-ci s’expriment d’une étrange façon et ne croient pas aux neuf dieux ! Les visiteurs étrangers sont cependant bien reçus, en accord avec les valeurs locales, et se font offrir l’hospitalité sans souci. Et s’il faut se déplacer pour venir en aide à certaines populations dans le besoin, cela peut être fait sans souci, comme la congrégation de Segura Fe l’a prouvé en envoyant certains de ses membres à Satô. Export Bois, tissus (coton, lin, soie...), viandes (Señal)… | Import Matières précieuses (en petites quantités), métaux, poissons (Señal)… |
Histoire commune avec Señal et Potencia (Neobake) Il était un pays où il faisait bon vivre, entouré par la Mer d’Écailles (la Mar de Conchas) et les Montagnes Sacrées (las Montañas Sagradas). Le climat y était agréable, se faisant plus froid lorsque les montagnes blanchissaient et plus chaud quand des inconnus étaient retrouvés morts de froid à leurs pieds. On se réjouissait toujours de ces offrandes faites aux dieux qui habitaient les Montagnes Sacrées – Carnero le créateur, Lobo le protecteur et Cierva la dévoreuse – et jamais on ne cherchait à savoir qui avait été tué. C’était pour le bien du pays, alors pourquoi s’inquiéter ? Parfois, ils portaient des messages rédigés dans un dialecte incompréhensible sur des matériaux inconnus, mais on les oubliait bien vite. S’il s’était agi de messages des dieux, ils auraient forcément été lisibles.
Ce pays, au passage, se nommait Augurio.
Les habitants d’Augurio se plaisaient à croire que leur pays, tout comme eux, avait été créé par les neuf dieux protecteurs, qui avaient toujours veillé sur eux et continueraient à le faire tant que les torches seraient allumées, les temples entretenus et les légendes transmises. Certaines étaient inventées de toutes pièces, d’autres, presque réelles ; loin de s’en soucier, les enfants raffolaient des histoires de Solluz, celle qui éclairait le ciel, et Marisco le généreux, qui offrait aux hommes ses nourritures marines, sans oublier Areloj l’égraineur, qui faisait régulièrement tomber sur terre les heures, minutes et secondes correspondant au temps de vie qu’il accordait aux hommes. Des dieux tantôt remerciés, tantôt redoutés, tel Ribonda qui soufflait sur la mer.
Ce pays connut d’abord un seul chef, puis son fils, puis le fils de celui-ci, et ainsi de suite, jusqu’au roi Mejil dont la femme mit au monde deux garçons jumeaux. Ignorant lequel était l’aîné, leur père se trouva incapable de choisir auquel il confierait son trône lorsque Areloj l’égraineur mettrait terme au règne du roi d’Augurio. Il décida de remettre cette décision à plus tard, mais en grandissant, Tajil et Lijan, les jumeaux, montrèrent chacun des qualités et des défauts qui l’empêchèrent de faire son choix. Aussi Mejil décida tout bonnement de couper son pays en deux parties : la côte ouest à sud-ouest et les plaines qu’elle bordait furent confiées à Tajil, devenant Señal, tandis que Fuerza et sa large forêt allèrent à Lijan.
Le monarque put ainsi quitter ce monde l’esprit libre, certain que ses fils sauraient faire ce qu’il fallait. Mais s’ils le firent, par la suite, leurs descendants commencèrent à s’éloigner, progressivement, jusqu’à diviser Augurio en deux pays distincts. Après quelques siècles, les deux régions étaient très différentes, et ce, à tous les niveaux ; mais une autre division devait avoir lieu. En effet, plusieurs générations auparavant, un roi de Señal s’était autoproclamé “Main des Dieux” et avait décrété que les Élus des Dieux étaient faits pour le servir. Les Fuerzos voyaient cela comme un sacrilège mais se gardaient bien d’intervenir : après tout, ce n’était plus leur pays. Ils accueillaient cependant à bras ouverts les Señalos qui leur demandaient l’asile.
Au fil des décennies, cependant, de nombreux Élus señalos s’étaient réunis en un groupe indépendant qui refusaient de servir le roi. Ils avaient été rejoints par des Señalos, mais aussi des Fuerzos, qui n’avaient certes pas été Élus par les dieux mais partageaient leur vision des choses. Celle-ci était simple : ils considéraient que les Élus n’étaient ni les employés d’un quelconque roi, ni les serviteurs du peuple, mais des incarnations des dieux et, à ce titre, les seuls à être en mesure de décider de ce qu’ils devaient faire de leurs pouvoirs. Le roi de Señal put bien faire ce qu’il voulait pour essayer de les faire prisonniers, ses troupes restaient inefficaces contre des Élus si unis et déterminés.
Ne trouvant de place ni en Señal, ni en Fuerzos, ce groupe décida de s’installer dans le nord, dans les Montagnes Sacrées (domaine des dieux, donc le leur) et au nord de celles-ci, empiétant sur un territoire alors inhabité. Ainsi fut formée Potencia, nation des Tencios.
Histoire de Fuerza depuis la division d'Augurio Lorsqu’Augurio s’est divisé en trois, l’Est s’est retrouvé sous le contrôle du roi Lijan. Prônant les valeurs d’égalité et de justice, il a passé la majeure partie de son règne à mettre au point un système politique permettant de mettre le pouvoir entre les mains du peuple, en créant trois conseils (législatif, exécutif et judiciaire) composés de « personnes lambda » choisies par le peuple. Aussi, très croyant (et d’ailleurs convaincu d’être protégé par Carnero), il a toujours clamé être un Élus des Dieux, expliquant que son pouvoir était d’être né comme fils de Mejil et d’avoir été placé à la tête de Fuerza – avec pour mission, bien entendu, d’assurer une bonne transition et de poser des bases solides sur lesquelles les générations suivantes pourraient se reposer.
A sa mort, Lijan laissa le pouvoir aux trois conseils qu’il avait créés, ce qui posa quelques problèmes mais fut, d’après les Fuerzos, pour le mieux. Il reste un personnage très important, presque un héros pour la région, et il n’est pas rare que les descendants de son peuple lui adressent encore des remerciements lors de leurs prières. Son système politique n’a été que peu modifié et ses convictions religieuses (qui existaient bien avant sa naissance !) ont eu une telle influence que seule une infime partie des habitants de Fuerza se disent aujourd’hui « non-croyants ». En dehors de quelques améliorations techniques et de l’expansion des villes et villages, Fuerza n’a que peu évolué depuis la division il y a quatre siècles, accueillant quelques technologies anglyaises avec curiosité mais ne s’y habituant pas.
Ethnie fuerzaHabillementL’habillement des Fuerzos est beaucoup plus “libre” qu’à Señal puisqu’il ne reflète absolument pas les classes sociales. Toutes les couleurs, toutes les teintes peuvent être trouvées, bien que celles-ci soient le plus souvent assez vives. Tenues mixtes et non-mixtes, sobres et ostentatoires, simples et complexes, on peut trouver de tout, et de toutes les matières. Il n’y a pas vraiment de “mode”, chacun s’habille comme il le souhaite. Voir la mode de Señal et mélanger tout ça ! Les prêtres et prêtresses de Fuerza, cependant, s’habillent généralement comme ceux de Señal, avec toutefois des décorations plus vives mais moins élaborées. Les Élus des dieux ont généralement les tenues les plus élaborées grâce aux offrandes qu’ils reçoivent, tenues qui se rapprochent souvent de celles des religieux.
Énergie Divine et Élus des Dieux Certains Auguris appelés « Élus des Dieux » (los Elegidos (de los Dios)) ont la capacité d’utiliser des « dons divins » (los (Dons) Divinos) en consumant leur « énergie divine » (la (Energía) Divina). Les dons sont variés, certains n’en développant qu’un seul tandis que d’autres développent tout un panel de capacités étonnantes au fil de leur vie. Les élus des dieux ne sont pas traités de la même façon dans les deux pays, se référer à la section correspondante sur la description de chaque pays.
Les Auguris croient que seuls les Élus des Dieux peuvent utiliser ces capacités surnaturelles ; en réalité, tout humain peut apprendre à le faire. Ce n’est inné pour personne, mais il y a des gens qui, dans une situation de grand stress ou de colère, manifestent ces capacités sans les avoir apprises (par exemple, un objet s’enflamme près d’eux). Pour les Auguris, ces manifestations sont la preuve que la personne a été élue par les dieux et dotée de dons divins. Aucun Auguri n’essaiera de développer des capacités surnaturelles (s’en pensant incapable) à moins que de telles manifestations aient eu lieu.
Perception et organisation au Fuerza Les Fuerzos respectent beaucoup les “Elegidos de los Dios” et leur adressent souvent les égards qu’ils réservent aux dieux eux-mêmes : offrandes de toutes sortes, remerciements, certains se font même offrir une maison. Ces Élus sont célèbres, ne manquent de rien et vivent dans le luxe – du moins, pour ceux qui se font connaître – mais, en contrepartie, la population attend d’eux qu’ils aident tous ceux qui en ont besoin. Les Élus doivent donc écouter les prières, donner des conseils aux Auguris en difficulté, mais surtout utiliser à bon escient leurs dons divins. C’est bien simple, un Élu qui utilisera ses pouvoirs pour faire le mal sera sacrifié à Cierva, Hirvienda ou Tormenta (ou aux trois, en trois morceaux).
Les Élus des Dieux sont rares mais aiment se réunir en groupes appelés « congrégations » afin d’unir leurs dons divins. On trouve trois « congrégations » dans la Forêt Source, la plus grosse se trouvant à Segura Fe. Ils se mettent au service de la population gratuitement, mais les offrandes sont nombreuses et leur aide est largement récompensée. Leurs « missions » sont diverses et triées avec grand soin afin d’aider un maximum de personnes à la fois. Ces congrégations sont contrôlées par le gouvernement afin de vérifier que les Élus des Dieux font correctement leur « travail » et suivent les codes moraux si chers aux Fuerzos.
LanguesLes habitants de Señal comme de Fuerza parlent tous l’augur (espagnol), qui lui-même a de nombreuses variations. Un aristocrate de Fortuna et un ouvrier des Montagnes Prospères ou encore un habitant de Segura Fe auront des accents bien distincts et emploieront des vocabulaires différents. Les pêcheurs et commerçants de Señal connaissent souvent les rudiments de plusieurs langues étrangères, une nécessité pour mener à bien les échanges commerciaux déjà évoqués. Sinon, en dehors de quelques dignitaires s’occupant des relations avec les autres pays, rares sont ceux à s’intéresser aux langues étrangères. L’augur est une langue chantante fortement accentuée. Toutes les lettres des mots sont prononcées ; à l’écrit, on utilise d’ailleurs les mêmes lettres que pour le WeltSprache (la langue parlée en WasserWelt) à quelques détails près. Les différences notables avec le WeltSprache sont, à l’écrit, l’absence de ß (qui remplace le son “ss” en WeltSprache), l’ajout de ñ (prononcé comme le “gn” de “gagner”), la présence très fréquente d’accents aigus sur les voyelles des syllabes à accentuer, l’utilisation de majuscules seulement pour le premier mot d’une phrase et les noms propres, et la ponctuation. A l’oral, en revanche, il est aisé de différencier les deux langues dont les lettres identiques ne se prononcent pas du tout de la même façon. Enfin, on trouve quelques différences de prononciation et de vocabulaire entre l’augur parlé à Fortuna (capitale de Señal), dans le reste de Señal, et en Fuerza. Pour ajouter un peu d'augur dans vos messages, vous pouvez utiliser le dictionnaire WordReference et Google Translate pour la traduction automatique. IdentificationPrénom : il s’agit souvent de dérivés des noms des divinités ou de lieux célèbres du pays. Qu’on garde le nom entier ou seulement une partie de celui-ci, on y ajoute généralement des suffixes plus ou moins longs, souvent en -a, -ad, -is, -uz pour les filles et -an, -o, -os, -un pour les garçons. Inspiration divine Cerviana, Cervialis, Hirva, Hirluz, Solienda, Solinis, Luz, Luzad, Luzita, Aniluz, Tormis, Tormia…
Carneran, Carnos, Carnerito, Logao, Logun, Marios, Mariscun, Majan, Ribos, Ribun, Arelun, Pagoan… | Inspirés de lieux Fuercina, Fuerzad, Seguris, Segurita, Deshiela, Recuerda, Sagris, Bajanuz, Honesta, Nuevad…
Fuerzao, Fuerzonos, Segun, Seguan, Deshio, Recuaun, Bajanos, Potan, Hono, Nuevun… | Autres Auguris, Benedad, Danis, Januz, Liana, Mijañi, Nalianis, Ruz, Silaña…
Aran, Ceniun, Dosco, Faboan, Han, Jun, Maros, Ogan, Pazun… | Noms parental : puisqu'il est courant que deux enfants portent le même prénom (par exemple d'origine religieuse), chaque enfant s'identifie par son prénom et son "nom parental". Il s'agit tout simplement du prénom du plus âgé entre son père et sa mère biologiques. Par exemple, Mijañi, fille de Hirva Ribun, 21 ans, et de Fabian Fortunis, 23 ans, aura pour nom parental Fabian (le prénom de son père qui est le plus âgé du couple). S’il y a un doute concernant l’identité du père (par exemple dans un trio) c’est le prénom de la mère qui devient nom parental de l’enfant.
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