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Introduction


Señal, Fuerza et Potencia (désormais région de Neobake) ne formaient autrefois qu'un seul pays, Augurio. Señal s'est considérablement enrichi grâce à ses nombreux ports et exploitations minières, et sa capitable, Fortuna, brille de mille feux, mais son système de castes est bien désavantageux pour quiconque n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. La religion n'a qu'une place très secondaire dans la vie des Señalos, passant avant l'individualisme « nécessaire à la survie » d'après certains et loin devant la générosité, un luxe qu'on ne peut pas se permettre quant on a déjà du mal à joindre les deux bouts, ou qu'on ne veut pas se permettre quand on possède une petite fortune.

Géographie Société Politique Histoire Ethnies Vitae Divers

Territoire


Le territoire de Señal s’étend entre le littoral en arc de cercle (des Montagnes Sacrées de Potencia, au nord-ouest, jusqu’à la Région Libre, à l’extrême sud-ouest) et Fuerza, à l’est et au nord. S’étendant sur tout le “bord” de la Mer d’Écailles (la Mar de Conchas), Señal possède un nombre impressionnant de ports, dont le plus grand se trouve être celui de la capitale, Fortuna, où sont concentrés plus de 25% des habitants et la plupart des aristocrates. Les 75% restants sont répartis le long de la côte et tout autour des Montagnes Prospères (las Montañas Prósperas), truffées de matières précieuses dont le pays fait commerce sous forme brute ou travaillée.

La région manque d’eau douce, mais côté eau salée, on est servi. Quant au manque de forêts, il est compensé par un vaste ensemble de plaines cultivables et exploitées. Avec un climat chaud et humide, Señal est une région magnifique, qui serait sûrement très touristique sans la xénophobie locale et les nombreuses maladies qui déciment parfois des villages entiers. Car le bord de mer est également le lieu d’habitat de nombreux insectes, que les pêcheurs ramènent sans le vouloir de leurs voyages commerciaux.

Fortuna


Construite en grande partie sur et dans l’eau, la capitale señala est une merveille d’architecture et un lieu d’une incroyable beauté. Le palais royal, notamment, est d’une splendeur sans égal : les nombreux étages parés de dorures qui font sa renommée sont une source d’inspiration pour les architectes en vogue et un modèle à suivre pour les aristocrates souhaitant être bien vus. Grâce à ces imitateurs et à leurs demeures parées de matières précieuses, Fortuna brille de mille feux ; les demeures plus modestes, généralement sur un seul niveau, passeraient presque inaperçues. C'est notamment au lever et au coucher du soleil qu'elle révèle sa splendeur, et les navigateurs de toutes sortes qui ont la chance de l'observer depuis la mer à ces moments-là décrivent ce spectacle avec émotion.

Au-dessus de l’eau se dressent d’immenses palais sur cinq ou six niveaux pour les aristocrates, de grandes maisons sur deux ou trois niveaux pour les bourgeois, et de petits appartements (voire de minuscules taudis) pour les plus modestes, mais aussi quelques somptueux temples à la gloire des dieux, dont celui de Ribonda. Les bâtiments de brique rouge ont des dômes bleus en bulbes en guise de toits. On passe d’un bâtiment à l’autre en traversant un pont ou en empruntant une barge, près d’un bosquet aux parfums enivrants ou devant un mendiant, en s’arrêtant parfois devant une boutique mobile, aménagée sur un petit bateau. Qu’il est bon de vivre à Fortuna ! Du moins quand on en a les moyens.

Zafiro


Plus grande cité minière que l’on puisse trouver dans les Montagnes Prospères, Zafiro n’a rien de la beauté de sa capitale. Creusée à même la roche, on n’a pas cherché à l’embellir, ni à en faire un endroit où il fait bon vivre. Courants d’air, longues galeries à parcourir, éclairage insuffisant et bruit insupportable, on n’y va clairement pas pour le plaisir, mais pour se faire de l’argent. Ses ressources précieuses semblent infinies, rendant la tâche des mineurs plus supportable : deux mois passé ici, c’est assez pour vivre un mois à la capitale, et six dans n’importe quel village.

Zafiro est un point de rendez-vous pour tous les mineurs, une cité où on peut faire une pause, vendre, troquer, discuter, se détendre, et même s’amuser. Bien sûr, les divertissements sont bien plus simples qu’à Fortuna : alcool, musique, danse, mais surtout, jeux d’esprit et de hasard. Miser, perdre, gagner, ça change de creuser, piocher, transporter. Ce n’est pas l’endroit le plus désagréable, il y a même des Señalos qui y restent. Au moins, on sait où aller si on a besoin de changer d’air.

Mentalité


Fortuna, la capitale, est un haut lieu de culture et raffinement où les plus riches règnent, alors que les habitants des autres villes et villages mènent leurs petites vies beaucoup plus modestes dans des ports où ils ne sont que de la main d’œuvre. Les personnes aux revenus modestes et les plus pauvres n’ont aucun espoir d’ascension sociale, leur principal souci étant d’assurer leur survie et celle de leur famille. Ces « petites gens » sont souvent plus religieux que les plus riches, ayant une pratique de la religion un peu plus proche de celle des Fuerzos, mais Señal est la région du « chacun pour soi » et les pratiques de sa voisine de l’Est n’y ont que peu de place.

Homme et femme sont égaux et peuvent accéder aux mêmes fonctions. Hommes comme femmes peuvent travailler ou s’occuper des enfants. Cependant, les différences entre eux sont reconnues et acceptées, si bien qu’on peut les mentionner sans parler de “sexisme”. Les blagues sur le sujet visent généralement à se moquer des peuples qui considèrent les femmes comme inférieures et on les prend généralement à la légère. Les étrangers s'étonnent par ailleurs du manque de pudeur des Auguris : il n’est pas moins choquant de voir un homme torse-nu qu’une femme dans la même situation. Par ailleurs, les Auguris sont très ouverts et peuvent parler de tous les sujets, même ceux qui seraient tabous pour des étrangers. Les seuls sujets tabous sont ceux qui remettent en cause l’existence des dieux.

Famille


Les foyers sont souvent assez peuplés car polygamie et bisexualité sont des normes et il est bien plus fréquent de voir des trios que des couples. Les liens amoureux se font et se défont, les mariages existent mais ne sont que “de principe” et on peut y mettre un terme facilement et rapidement sans avoir à remplir de paperasse. Il y a bien des Fuerzos trop possessifs pour “partager” leur compagne ou compagnon, mais ceux-ci sont rares et cela est généralement mis sur le compte d’une erreur dans leur éducation. Quant aux peines de cœur, elles font partie de la vie, et on trouve facilement du réconfort auprès des siens, voire auprès de parfaits inconnus lorsqu’on n’a personne à qui raconter ses petits malheurs.

Dans un foyer, tous les adultes prennent soin des enfants, s’occupant à tour de rôle de les nourrir, laver, habiller, amuser, éduquer. Pas besoin d’être le père ou la mère biologique d’un enfant pour en prendre soin, il est de la responsabilité de chacun de s’assurer que les enfants grandissent correctement. L’éducation religieuse a bien sûr une part importante dans l’éducation des jeunes Auguris, mais elle n’accompagne pas la morale – il n’y a pas de « si tu fais ceci, Cierva te punira » mais plutôt « si tu fais ceci, voici les conséquences que cela va avoir ». Nul besoin de « menacer » les enfants, ils peuvent comprendre que tels actes peuvent blesser les autres ou être néfastes de diverses façons. Accessoirement, à Señal comme à Fuerza, la majorité est fixée à 20 ans.

Mode de vie


Señal peut se vanter d’avoir un niveau technologique relativement avancée du côté de la navigation. Les ingénieurs redoublent d’inventivité pour concevoir des bateaux de toutes tailles, pour tous les usages, mais notamment le transport de marchandises. Fortuna possède également un impressionnant observatoire astronomique, gigantesque bâtiment qui semble purement décoratif. Les riches ont accès à de superbes spectacles réunissant musique, danse, théâtre, acrobaties et opéra, mais les moins riches se satisfont de divertissements plus simples en se réunissant pour discuter, chanter et danser.

Religion


A Señal, la pratique de la religion auguri est occasionnelle et égocentrique. On prie chez soi, quand on a besoin de quelque chose, en commençant par remercier les dieux pour ce qu’ils nous ont apportés. La plupart prient sans offrandes. On prie parfois pour ses enfants, ses parents, ses frères et sœurs ou ses amis, mais cela reste rare – et on ne prie jamais pour des inconnus. Il est cependant bien vu de prier pour les autres, et les plus riches n’hésitent pas à payer des « prieurs » pour… prier à leur place, soit pour eux, soit pour leur entourage. Autant dire que le métier de prieur est très lucratif, mais pas accessible à n’importe qui : il faut suivre une formation particulière qui nécessite déjà un certain rang social / niveau de fortune avec un recrutement très sélectif.

Lors des fêtes religieuses, les Señalos se rendent aux temples (de préférence ceux de la capitale, Fortuna) pour y déposer d’incroyables offrandes – plusieurs paniers débordant de fruits, de superbes bijoux et matériaux hors de prix travaillés par les meilleurs orfèvres de Fortuna, d’énormes bougies qui brûleront pendant des jours… Il est également bien vu de faire des cadeaux à ses proches (famille, amis) mais également à ses employeurs et employés (y compris les serviteurs). C’est surtout l’occasion de prendre part à des banquets, de danser et s’amuser : ce n’est pas un jour réservé aux dieux (généralement, on ne passe pas plus d’un quart d’heure au temple) mais plutôt au partage, un prétexte pour faire la fête et une journée de générosité quasi-obligatoire.

Alimentation


L’alimentation des Señalos est basée sur les légumes secs (haricots, fèves, pois, lentilles…) que l’on accompagne, le long de la côte, de fruits de mer (poissons, crustacés, mollusques selon les arrivages), et d’algues diverses (en tant qu’épices ou légumes) ou, dans les plaines, de volailles (autruche, canard, pintade, poule…). Les plats les plus élaborés ajoutent à cela fruits tropicaux (agrumes, ananas, litchi, mangue…), épices (safran, piment, cumin, poivre…) et, plus rarement, légumes verts (aubergine, choux, épinard, poivrons…). Du côté des boissons, les alcools de fruit sont très prisés (notamment le melcor, alcool de melon) de même que les alcools épicés (comme l’espino, à base de cumin) ou les simples jus de fruits (et mélanges de fruits) et, plus rarement, de légumes.

Gouvernement


A Señal, un roi aux allures de dictateur mène son pays d’une main de fer, mais ses méthodes très controversées sont efficaces et personne ne s’oppose réellement à lui. Son pouvoir, jugé « divin », se transmet de façon héréditaire, fait contesté par les plus pauvres qui envient le système démocratique de Fuerza mais sont incapables de faire changer les choses. Le monarque est en effet soutenu par une ribambelle d’aristocrates qui se baignent dans le luxe et n’ont qu’à faire ce que le dirigeant leur demande pour conserver leur place et leurs privilèges, mais passent leurs temps à comploter contre leurs semblables, enviant le poste de l’un ou la villa de l’autre. Señal est la partie la plus riche, la plus avancée technologiquement, mais également celle qui possède le gouvernement le plus égoïste, privilégiant le profit sans se soucier des profondes inégalités qui séparent sa classe la plus riche des habitants les plus pauvres.

Force militaire


Personne ne se souvient d’une guerre à laquelle l’armée de terre aurait pris part, seuls quelques combats navals étant répertoriés. L’armée existe, bien sûr, mais elle s’occupe presque uniquement des problèmes “internes” : maintien de l’ordre au sein de la capitale et des villes et villages d’une certaine taille, intervention lors de révoltes ou conflits divers, escorte de personnes importantes – du roi et de ses amis, en somme. Les soldats portent un uniforme ressemblant à celui-ci, avec cependant quelques changements en fonction de leur grade (par exemple, ceux que l’on voit le plus souvent n’ont pas de cape).

De temps à autres, les villages reçoivent la visite de soldats leur proposant de s’engager dans l’armée. Servir le roi de cette manière est très bien perçu, si bien que tous les jeunes aristocrates ainsi que la plupart des jeunes bourgeois en font l’expérience durant au moins une année, ou, encore mieux, en font leur carrière. Il arrive également que l’on force la main à des jeunes gens du peuple, par exemple en menaçant d’augmenter les taxes d’un village si aucun homme ni aucune femme en dessous de 30 ans ne s’engage dans l’armée.

Relations internationales


Señal commerce volontiers avec les pays qui ont des choses intéressantes à lui offrir, mais cela s’arrête là : pas d’échanges culturels, pas d’alliances militaires, et pas question d’aller mettre son nez dans les affaires des autres ! Évidemment, on le lui rend bien – et le moindre conflit est sérieusement réprimé par le monarque qui n’apprécie vraiment pas qu’on vienne lui chercher des noises. Il commande d’ailleurs une flotte militaire impressionnante, qui n’intervient que très rarement mais constitue un moyen de dissuasion très efficace. Le pays fait beaucoup de commerce avec les îles voisines en utilisant le troc, généralement à son avantage, et plus rarement avec les autres pays – utilisant toujours la voie maritime pour livrer ou récupérer les marchandises, ce qui peut donner lieu à de très longs voyages lorsqu’il faut aller, par exemple, jusqu’aux ports skampiens.

Export


Matières précieuses (or, diamant), matières premières (pierre, métaux), produits manufacturés (orfèvrerie, poterie…), poissons, céréales…

Import


Matières premières (bois, charbon…), tissus (coton, lin, soie…), viandes, fourrures…

Histoire commune avec Fuerza et Potencia (Neobake)


Il était un pays où il faisait bon vivre, entouré par la Mer d’Écailles (la Mar de Conchas) et les Montagnes Sacrées (las Montañas Sagradas). Le climat y était agréable, se faisant plus froid lorsque les montagnes blanchissaient et plus chaud quand des inconnus étaient retrouvés morts de froid à leurs pieds. On se réjouissait toujours de ces offrandes faites aux dieux qui habitaient les Montagnes Sacrées – Carnero le créateur, Lobo le protecteur et Cierva la dévoreuse – et jamais on ne cherchait à savoir qui avait été tué. C’était pour le bien du pays, alors pourquoi s’inquiéter ? Parfois, ils portaient des messages rédigés dans un dialecte incompréhensible sur des matériaux inconnus, mais on les oubliait bien vite. S’il s’était agi de messages des dieux, ils auraient forcément été lisibles.

Ce pays, au passage, se nommait Augurio.

Les habitants d’Augurio se plaisaient à croire que leur pays, tout comme eux, avait été créé par les neuf dieux protecteurs, qui avaient toujours veillé sur eux et continueraient à le faire tant que les torches seraient allumées, les temples entretenus et les légendes transmises. Certaines étaient inventées de toutes pièces, d’autres, presque réelles ; loin de s’en soucier, les enfants raffolaient des histoires de Solluz, celle qui éclairait le ciel, et Marisco le généreux, qui offrait aux hommes ses nourritures marines, sans oublier Areloj l’égraineur, qui faisait régulièrement tomber sur terre les heures, minutes et secondes correspondant au temps de vie qu’il accordait aux hommes. Des dieux tantôt remerciés, tantôt redoutés, tel Ribonda qui soufflait sur la mer.

Ce pays connut d’abord un seul chef, puis son fils, puis le fils de celui-ci, et ainsi de suite, jusqu’au roi Mejil dont la femme mit au monde deux garçons jumeaux. Ignorant lequel était l’aîné, leur père se trouva incapable de choisir auquel il confierait son trône lorsque Areloj l’égraineur mettrait terme au règne du roi d’Augurio. Il décida de remettre cette décision à plus tard, mais en grandissant, Tajil et Lijan, les jumeaux, montrèrent chacun des qualités et des défauts qui l’empêchèrent de faire son choix. Aussi Mejil décida tout bonnement de couper son pays en deux parties : la côte ouest à sud-ouest et les plaines qu’elle bordait furent confiées à Tajil, devenant Señal, tandis que Fuerza et sa large forêt allèrent à Lijan.

Le monarque put ainsi quitter ce monde l’esprit libre, certain que ses fils sauraient faire ce qu’il fallait. Mais s’ils le firent, par la suite, leurs descendants commencèrent à s’éloigner, progressivement, jusqu’à diviser Augurio en deux pays distincts. Après quelques siècles, les deux régions étaient très différentes, et ce, à tous les niveaux ; mais une autre division devait avoir lieu. En effet, plusieurs générations auparavant, un roi de Señal s’était autoproclamé “Main des Dieux” et avait décrété que les Élus des Dieux étaient faits pour le servir. Les Fuerzos voyaient cela comme un sacrilège mais se gardaient bien d’intervenir : après tout, ce n’était plus leur pays. Ils accueillaient cependant à bras ouverts les Señalos qui leur demandaient l’asile.

Au fil des décennies, cependant, de nombreux Élus señalos s’étaient réunis en un groupe indépendant qui refusaient de servir le roi. Ils avaient été rejoints par des Señalos, mais aussi des Fuerzos, qui n’avaient certes pas été Élus par les dieux mais partageaient leur vision des choses. Celle-ci était simple : ils considéraient que les Élus n’étaient ni les employés d’un quelconque roi, ni les serviteurs du peuple, mais des incarnations des dieux et, à ce titre, les seuls à être en mesure de décider de ce qu’ils devaient faire de leurs pouvoirs. Le roi de Señal put bien faire ce qu’il voulait pour essayer de les faire prisonniers, ses troupes restaient inefficaces contre des Élus si unis et déterminés.

Ne trouvant de place ni en Señal, ni en Fuerzos, ce groupe décida de s’installer dans le nord, dans les Montagnes Sacrées (domaine des dieux, donc le leur) et au nord de celles-ci, empiétant sur un territoire alors inhabité. Ainsi fut formée Potencia, nation des Tencios.

Histoire de Señal depuis la division d'Augurio


A la division d’Augurio, l’Ouest fut confié à Tajil. C’était son ambition, son esprit d’initiative, ses bonnes relations avec de nombreux membres de l’aristocratie et ses talents militaires qui lui valaient cela, son père ayant pensé qu’il en ferait bon usage. Ce fut le cas, mais pas comme Mejil l’espérait : en 30 ans de règne, qui s’achevèrent par une maladie (ou, comme certains le suspectent, un empoisonnement), Tajil parvint à faire prospérer Señal de façon significative, accentuant le fossé entre riches et pauvres, mais réduisit également de façon significative les droits et libertés de la population, répondant aux protestations par des manœuvres militaires.

A la mort de Tajil, son fils lui succéda, suivant une politique similaire, comme le fit le fils de celui-ci, et ainsi de suite. L’aristocratie approuvait, l’armée se faisait bien graisser la patte et le bas peuple apprit qu’il était inutile de lutter. Au cours du dernier siècle, cependant, la situation de Fuerza fait des envieux, car bien que cette région soit moins riche, on y souffre moins de pauvreté, et la volonté du peuple dans son ensemble – et pas d’une minorité – y est suivie. Les rébellions de toutes sortes ont donc recommencé dans la capitale, chaque fois réprimées très sévèrement, tandis que les plus envieux ont tout simplement quitté la région pour passer à l’Est.
Malgré des points communs, on distingue deux ethnies : celle de la royauté et des aristocrates, et celle des “gens du peuple”. Les bourgeois se situent généralement “entre” les deux types, avec par exemple des yeux clairs et des cheveux un peu sombres. Les couleurs vives sont en tout cas peu fréquentes et identifient les personnes comme des Fuerzos.

Aristocrates


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Taille : entre 1m65 et 1m75.

Peau : très bronzée à très sombre. Les taches de naissance sont très fréquentes et assez souvent colorées.

Cheveux et yeux : clairs, voire très clairs, quelle qu'en soit la couleur (blanc, orangé, rose pâle, parme, bleu clair…) Plus les cheveux d'une personne sont clairs, plus on lui montre de respect.

Mélanges : les aristocrates évitent de mélanger leur sang pur avec les gens du peuple ou avec les étrangers ; de riches Anglyais pourraient trouver grâce à leurs yeux (à cause de leurs cheveux clairs) et mener à un mariage, mais il faudrait avant tout que les étrangers se fassent bien voir à Fortuna. La plupart des prieurs et des hauts gradés dans l’armée sont issus du milieu aristocratique.

Gens du peuple


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Taille : entre 1m60 et 1m70.

Peau : très bronzée à très sombre. Les taches de naissance sont très fréquentes et assez souvent colorées.

Cheveux et yeux : sombres, voire très sombres, quelle qu'en soit la couleur (brun, vert sapin, bleu saphir, indigo, violine…).

Mélanges : les "gens du peuple" se fichent généralement de transmettre leur patrimoine génétique à leurs enfants et sont donc plus ouverts aux "mélanges ethniques". Cela dit, les étrangers sont plutôt rares à Señal, si bien que les occasions de se "mélanger" ne sont pas très fréquentes.

Habillement


Au Señal, on distingue quatre styles vestimentaires : celui des aristocrates, celui des bourgeois, celui du “peuple” et celui des religieux. L’association “apparence / classe sociale” est si ancrée dans les esprits qu’il est illégal de s’habiller “en dehors de sa classe”, c’est pourquoi chacun se tient aux conventions vestimentaires. Évidemment, il n’est plus nécessaire de s’en tenir à ces conventions lorsqu’on quitte le pays, à moins d’être en présence de Señalos qui y tiennent beaucoup.

Aristocrates : mode très complexe, ostentatoire, non-mixte, coûteuse et très variée car elle change sans arrêt ! Toutes couleurs, teintes généralement vives, avec souvent les armoiries de la famille. Coton, lin, cuir, denim, mousseline, satin, soie, tulle, velours… Motifs, broderies, dentelles, volants… Superposition des vêtements. Tenues assez “couvrantes”, manches longues, souvent des gants, cols ronds ou mao, décolletés rares, pantalons (hommes) et jupes (femmes) de toutes coupes, robes complexes. Aux pieds, la mode est actuellement aux sabots de luxe dorés. Bijoux et accessoires en grand nombre – plus il y en a, mieux c’est.

Bourgeois : mode simple à complexe, modeste à ostentatoire, non-mixte, peu coûteuse à coûteuse et assez variée, suivant celle des aristocrates de façon plus modeste. Toutes couleurs et toutes teintes. Coton, lin, cuir, mousseline, tulle… Motifs et fioritures assez rares. Tenues moyennement couvrantes, manches courtes ou 3/4 (s’arrêtant au milieu de l’avant-bras), parfois des mitaines, bermudas/pantacourts (hommes), jupes et robes s’arrêtent au niveau des genoux ou à mi-mollets (femmes). Sandales ou chaussures couvrant les chevilles, montant parfois jusqu’aux genoux. Bijoux et accessoires courants, généralement en faible nombre.

Peuple : mode très simple, modeste, mixte, très peu coûteuse et peu variée, fonctionnelle sans souci d’esthétique. Couleurs froides et niveaux de gris, teintes généralement sombres. Coton, lin… Motifs très rares, pas de fioritures, parfois du patchwork. Tenues peu voire très peu couvrantes, pas de manches (ou très courtes), pas de gants, jupes/shorts/robes s’arrêtant entre le haut des cuisses et les genoux. Aux pieds, des sandales (tongs) ou rien. Bijoux et accessoires très rares.

Religieux : mode simple, sobre, mixte, peu coûteuse et très peu variée, formes figées depuis plus de deux siècles. Couleurs chaudes, teintes claires, avec toujours des symboles religieux. Coton, lin, laine… Motifs fréquents, peu de fioritures. Aucun bijou. Manches larges, longues ou s’arrêtant au coude. On peut très bien se contenter d’un haut ou d’un bas, il n’est pas obligatoire de porter une tenue complète. Cheveux toujours détachés.

Énergie Divine et Élus des Dieux


Certains Auguris appelés « Élus des Dieux » (los Elegidos (de los Dios)) ont la capacité d’utiliser des « dons divins » (los (Dons) Divinos) en consumant leur « énergie divine » (la (Energía) Divina). Les dons sont variés, certains n’en développant qu’un seul tandis que d’autres développent tout un panel de capacités étonnantes au fil de leur vie. Les élus des dieux ne sont pas traités de la même façon dans les deux pays, se référer à la section correspondante sur la description de chaque pays.

Les Auguris croient que seuls les Élus des Dieux peuvent utiliser ces capacités surnaturelles ; en réalité, tout humain peut apprendre à le faire. Ce n’est inné pour personne, mais il y a des gens qui, dans une situation de grand stress ou de colère, manifestent ces capacités sans les avoir apprises (par exemple, un objet s’enflamme près d’eux). Pour les Auguris, ces manifestations sont la preuve que la personne a été élue par les dieux et dotée de dons divins. Aucun Auguri n’essaiera de développer des capacités surnaturelles (s’en pensant incapable) à moins que de telles manifestations aient eu lieu.

Perception et organisation en Señal


Les Élus des Dieux sont des outils envoyés par les dieux pour servir son pays, sous le commandement de son roi : voilà comment ils sont vus à Señal. Chaque Élu « découvert » doit immédiatement se présenter à la capitale, Fortuna, afin d’être présenté au roi, qui déterminera quelle aide celui-là peut apporter à son pays. Certains le font spontanément, soit par conviction – certains que c’est là la mission que leur ont confié les dieux – soit dans l’espoir de s’attirer la confiance du roi (notamment pour les aristocrates).

Les Élus “dénoncés”, eux, n’ont pas vraiment le choix : s’ils acceptent, ils restent en vie, mais dans la solitude d’une prison dorée (empêchant l’utilisation de la vitae) dont ils ne sortent que sur ordre du roi, pour accomplir leurs missions ou se montrer sur un balcon lors d’une fête religieuse, n’ayant autrement de contact qu’avec les serviteurs qui leur apportent ce dont ils ont besoin. S’ils refusent, c’est la mort qui les attend. Évidemment, la plupart acceptent, craignant pour la vie de leurs proches ou pour leur propre personne.

Les Fuerzos et Tencios voient bien sûr ce traitement d’un très mauvais œil, jugeant cela comme un manque flagrant de respect à l’égard des Élus et donc des dieux eux-mêmes. Cette différence de point de vue a été pour beaucoup dans la division d’Augurio et est aujourd’hui encore source de conflit entre les Señalos et leurs voisons. Le gouvernement de l’Est fait son possible pour mettre la main sur les Élus avant celui de l’Ouest afin de les aider à s’enfuir et ainsi leur éviter le traitement qui leur est réservé – chose difficile mais facilitée par les capacités de certains « Élus des Dieux » de l’Est – tandis que le conseil de Potencia considère que les Élus sont capables de s’en sortir seuls et n’ont pas besoin de leur aide.

Langues


Les habitants de Señal comme de Fuerza parlent tous l’augur (espagnol), qui lui-même a de nombreuses variations. Un aristocrate de Fortuna et un ouvrier des Montagnes Prospères ou encore un habitant de Segura Fe auront des accents bien distincts et emploieront des vocabulaires différents. Les pêcheurs et commerçants de Señal connaissent souvent les rudiments de plusieurs langues étrangères, une nécessité pour mener à bien les échanges commerciaux déjà évoqués. Sinon, en dehors de quelques dignitaires s’occupant des relations avec les autres pays, rares sont ceux à s’intéresser aux langues étrangères.

L’augur est une langue chantante fortement accentuée. Toutes les lettres des mots sont prononcées ; à l’écrit, on utilise d’ailleurs les mêmes lettres que pour le WeltSprache (la langue parlée en WasserWelt) à quelques détails près. Les différences notables avec le WeltSprache sont, à l’écrit, l’absence de ß (qui remplace le son “ss” en WeltSprache), l’ajout de ñ (prononcé comme le “gn” de “gagner”), la présence très fréquente d’accents aigus sur les voyelles des syllabes à accentuer, l’utilisation de majuscules seulement pour le premier mot d’une phrase et les noms propres, et la ponctuation. A l’oral, en revanche, il est aisé de différencier les deux langues dont les lettres identiques ne se prononcent pas du tout de la même façon. Enfin, on trouve quelques différences de prononciation et de vocabulaire entre l’augur parlé à Fortuna (capitale de Señal), dans le reste de Señal, et en Fuerza.

Pour ajouter un peu d'augur dans vos messages, vous pouvez utiliser le dictionnaire WordReference et Google Translate pour la traduction automatique.

Identification


Prénom : il s’agit souvent de dérivés des noms des divinités ou de lieux célèbres du pays. Qu’on garde le nom entier ou seulement une partie de celui-ci, on y ajoute généralement des suffixes plus ou moins longs, souvent en -a, -ad, -is, -uz pour les filles et -an, -o, -os, -un pour les garçons.

Inspiration divine


Cerviana, Cervialis, Hirva, Hirluz, Solienda, Solinis, Luz, Luzad, Luzita, Aniluz, Tormis, Tormia…

Carneran, Carnos, Carnerito, Logao, Logun, Marios, Mariscun, Majan, Ribos, Ribun, Arelun, Pagoan…

Inspirés de lieux


Fortuna, Fortunita, Fortis, Señalina, Señaluz, Próspera, Próspad…

Fortuno, Fortan, Señalos, Señun, Próspos, Próspun…

Autres


Auguris, Benedad, Danis, Januz, Liana, Mijañi, Nalianis, Ruz, Silaña…

Aran, Ceniun, Dosco, Faboan, Han, Jun, Maros, Ogan, Pazun…

Noms parental : puisqu'il est courant que deux enfants portent le même prénom (par exemple d'origine religieuse), chaque enfant s'identifie par son prénom et son "nom parental". Il s'agit tout simplement du prénom du plus âgé entre son père et sa mère biologiques. Par exemple, Mijañi, fille de Hirva Ribun, 21 ans, et de Fabian Fortunis, 23 ans, aura pour nom parental Fabian (le prénom de son père qui est le plus âgé du couple). S’il y a un doute concernant l’identité du père (par exemple dans un trio) c’est le prénom de la mère qui devient nom parental de l’enfant.

Célébrités locales


La personne à connaître absolument est sans aucun doute le roi señalo, Fortuno III. Celui-ci applique à la lettre les préceptes de son père Fortuno II (alias Fortuno Fortuno), décédé il y a plus de 15 ans : gagner en puissance et en richesse par tous les moyens à sa disposition, même s’il faut pour cela écraser une partie de la population. Son pouvoir étant “divin”, les aristocrates le soutiennent quoi qu’il fasse, les bourgeois ne se risquent pas s’y opposer, et le bas-peuple n’ose même pas prononcer le mot “rébellion”. A 52 ans, avec trois compagnes, deux compagnons et huit enfants, on raconte que Fortuno III est, en privé, un homme charmant qui s’intéresse beaucoup aux arts et apprécie notamment l’architecture – prenant une part active dans les projets de construction, rénovation, agrandissement des bâtiments de la capitale, Fortuna, où il réside avec toute sa famille, y compris sa vieille mère Magdalinad Tormos. Mais parlez-lui de Fuerza ou Potencia et vous aurez droit à un réquisitoire comme vous n’en avez jamais entendu !
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