09 Déc 2010, 04:41
Biographie :
Les événements, bons ou mauvais, qui ont fait du personnage ce qu'il est aujourd'hui.Enfance
Né dans le quartier du Feu de la ville de Satô de parents tous deux bibliothécaires, Edward a passé le plus clair de son enfance à étudier d’abord sous le bureau de ses parents puis à errer dans les rayons de la médiathèque du quartier Sucré jusqu’à ce que cette dernière soit détruite. Edward a commencé à lire très tôt, et cette passion ne l'a jamais quittée. Ayant très vite délaissé le rayon Enfants et les livres d'images pour des recueils de poèmes et autres romans pour adolescents, il ne fallait qu'un pas pour que son père - sous couvert de l'aider à ranger et répertorier les livres - ne le fasse tomber amoureux des livres d'histoire. Très curieux, Edward passait des journées entières à apprendre l'histoire de Satô et de ses environs ainsi que sa géographie. Pour s'amuser le soir après leur travail - comme toute bonne famille d'intellectuels vivant dans les livres - les parents d'Edward lui faisaient aussi des petits questionnaires sur ses lectures de la journée, pour travailler sa mémoire mais aussi ses capacités de synthèse et de traitements d'information.
Il devait avoir 14 ans quand son père l'emmena dans le rayon des livres économiques et sociaux - chose assez ironique puisque le petit garçon ne sortait jamais, et les rares fois où il faisait croire à ses parents qu'il allait jouer dans les rues avec les enfants de son âge, il s'asseyait dans les passages moins fréquentés un livre à la main et ne levait pas une fois les yeux vers ses semblables. Ironie du sort qui échappa cependant au père comme au fils, et Edward se plongea dans ces ouvrages comme la faim sur le tiers-monde et appris donc tout ce qu'il y avait à savoir théoriquement sur les relations publiques, les relations au travail, la psychologie, la physiologie, et même les sciences économiques. Il avait alors 16 ans et n’avait jamais parlé à qui que ce soit d’autre que ses parents, sauf pour poser des questions à leurs collègues sur les ouvrages de la médiathèque. Il n'avait en mémoire que des citations qui n'étaient pas siennes, des ouvrages tout aussi divers que variés et un pas un seul vrai souvenir qui lui soit propre.
Adolescence
Lors de l’attaque du 11 Septembre 2006, de nombreux bâtiments de la ville furent détruits. Parmi eux se trouvait la médiathèque où travaillaient les parents d’Edward. Seul ce dernier fut tiré des décombres par les secours, agrippant une montre brisée dans sa main. Edward passa les heures qui suivirent bien que blessé à fouiller les décombres, non pas en espérant trouver la dépouille de ses parents ou de les voir sortir sain et sauf mais bel et bien pour vérifier qu’il ne restait pas des livres en état. Au fur et à mesure qu’il jetait de côté des morceaux de bois encore brûlants, il ne se rendit pas compte que la peau de ses doigts et ses paumes commençait à peler sous la chaleur pour finir par disparaitre complètement sous les cloques. Au bout d’une heure ses doigts n’étaient plus que chairs informes et boursouflées. Au bout de deux ses empreintes digitales avaient disparu à tout jamais. Au bout de trois un secouriste l’aperçu et le fit sortir au-delà du cordon de sécurité, après lui avoir fait bander les mains.
Il devait lui rester de cet épisode d’horribles cicatrices qu’Edward a pris l’habitude de cacher par des gants sur lesquels il reste très évasif (n’ayant de toute manière pas vraiment besoin de répondre à des questions sur le sujet, les rares personnes lui parlant lui demandant ou se trouve tel ou tel ouvrage dans la bibliothèque…). De son enfance, Edward ne garde que de maigres souvenirs et une immense mémoire dotée d’un grand nombre d’ouvrages aujourd’hui détruit. Il a tenté de retranscrire de tête certains essais mais à part les plus courts il n’y est pas parvenu, et personne de toute manière n’a voulu croire qu’un jeune homme de son âge aurait pu être capable de cet exploit (pourtant seule véritable capacité d’Edward avec son don inné pour disparaitre).
Développement des capacités surnaturelles
Depuis son plus jeune âge Edward a toujours eu cette capacité à disparaitre quand bon lui semblait. Dès qu’il était en tort ou qu’une situation le gênait il trouvait toujours le moyen de ne plus se faire remarquer ou de trouver un coin où se terrer en attendant que les ennuis s’effacent. La seule chose qu’il ne remarquait pas, c’est que le coin en question pouvait être un coin de pièce sans mobilier, une lampe ou une étagère vide d’un rayon de la médiathèque. Il suffisait à l’enfant d’une ombre pour y plonger et ne réapparaitre que quelques instants plus tard, comme un caméléon prend la couleur de l’environnement qui l’entoure pour échapper aux prédateurs. Le fait de ne pas avoir d’amis et d’être ensuite un adolescent orphelin et pas très costaud aurait pu lui apporter des ennuis. Mais les rares bandes de jeunes qui auraient pu tenter de l’embêter ne le trouvaient jamais, et finirent par oublier qu’il avait jamais existé.
Tout ce qu'il connait de la vitae est purement théorique et ne lui permet qu'un contrôle somme toute assez sommaire. Il s’est d’ailleurs inscrit dans la guilde pour tenter de rencontrer des gens qui pourraient lui expliquer ce que les livres n’ont pas réussi à lui apprendre. La vitae n'ayant jamais été son principal centre d'intérêt, il ne sait vraiment que faire disparaître certaines objets ou lui-même en cas de difficulté.
Il a lu dans des revues pour ninja que certaines illusions étaient formées à partir d'ombre, aussi s'est-il un temps entrainé à copier certaines choses - livres, aliments - à partir de l'original. Le résultat était assez probant à la vue, mais Edward ne l'a jamais testé sur quelqu'un d'autre ou tenté de reproduire une véritable personne.
Quant aux émotions, son coefficient social proche de zéro lui a fait se rendre compte que son inaptitude pour les conversations pouvait se transformer en arme (si vraiment besoin il y avait). Ainsi se faire prendre en pitié par son interlocuteur ou l'énerver sont des choses assez simples à faire. Quand lui-même arrive à tenir un minimum de conversation.
Entrée dans la guilde
Edward vient à peine de rentrer dans la guilde. Le comportement très timide du personnage a quelque peu intrigué les responsables, mais avoir un érudit leur a fait pensé qu’il ne cherchait qu’un travail de chercheur pour arrondir ses fins de mois et les connaissances qu’il semble avoir leur a paru bien pratique. Il a tout d’un atout en matière de théorie et d’un boulet sur le terrain. Il n’a à ce jour jamais accompli aucune mission en dehors de quelques menus informations transmises de son bureau.