23 Sep 2011, 22:37
La cigarette fut autorisée et Isamu écouta avec attention ce qu'Ichigo avait à lui dire, rassuré d'apprendre que l'ancien Okinien allait l'aider. La démonstration ne suffit pas à l'impressionner, cependant : il avait vu des ninjas de Suzu faire bien mieux que cela, et considéra que ce petit tour n'était qu'à peine plus impressionnant que celui d'un magicien qui manipulerait les foules sans vitalis. Sans doute les ninjas seraient-ils d'ailleurs plus à même de le protéger, si toutefois ils prenaient ses inquiétudes au sérieux, mais cela le forcerait à leur faire des révélations qui ne l'avantageraient pas du tout, si bien qu'il ne pouvait pas faire appel à eux... Enfin, lorsque le livreur lui eut exposé ses compétences pour lesquelles il n'avait aucune démonstration, il accepta sa première proposition :
"J'aimerais une autre démonstration, celle-ci ne me convainc guère..." Après tout, il ne savait pas à quelle menace - naturelle ou surnaturelle - il devait s'attendre et un spectacle plus impressionnant le rassurerait très certainement. Il lui donna donc une deuxième chance, en précisant cependant :
"Ne détruisez rien, s'il vous plaît." On ne savait jamais.
[hj : J'improvise à partir de ce que tu m'as dit...] L'apparition d'une silhouette humanoïde obscure à côté du facteur fit reculer Isamu de quelques pas, le temps pour celui-ci de reconnaître la forme ombreuse d'Ichigo. Ignorant que ce n'était qu'une illusion, il supposa que le vitaliste maîtrisait l'élément ombre et se demanda ce qu'on pouvait en faire - il en avait entendu parler mais n'en avait jamais eu de démonstration. Et lorsque le clone d'ombre lança une boule de feu, la surprise ne laissa que très brièvement la place à
*Mais il est fou, il va mettre le feu à ma maison !* puisque l'admiration prit le pas sur tout le reste alors que le Suzujin se disait que ce ninja ferait très bien l'affaire. Surtout s'il maîtrisait si bien le feu qu'il pouvait l'empêcher de brûler - car là encore, Isamu ne comprit pas que ce n'était qu'une illusion et qu'une véritable boule de feu aurait au moins brûlé la commode que la fausse avait touchée.
"Impressionnant, je dois reconnaître que j'avais tort de douter de vos capacités... Et bien, mettez-vous à l'aise, je vais préparer le repas."Le repas fut simple et peu copieux, puis l'hôte débarrassa la table, fit la vaisselle et s'installa dans un fauteuil du salon pour y lire la biographie du kage Sôji Okita qui avait précédé à l'actuel chef de Suzu. D'après lui, un livre passionnant dans lequel l'auteur évoquait toutes les théories liées à la mort d'Okita, consacrant notamment un chapitre à la veuve de celui-ci, Aya Yoruno, qui tenait désormais un bar à Satô, le Blue Boy. D'ailleurs, puisque Ichigo venait de là-bas, Isamu était curieux de savoir si le livreur y avait mis les pieds et ce qu'il avait pensé de la propriétaire dont l'auteur du livre disait qu'elle était également barmaid. Si l'ancien Okinien avait quelque chose d'intéressant à dire, ils avaient probablement discuté jusqu'à épuiser le sujet, puis Isamu s'était replongé dans sa lecture, avant de s'endormir en manquant de faire tomber son bouquin.
L'après-midi touchait à sa fin lorsqu'on frappa à la porte. Endormi, le maître des lieux n'entendit rien, mais lorsque les coups se firent plus insistants, il se réveilla en sursaut, regardant autour de lui. Il lui fallut quelques instants pour retrouver ses esprits et se rappeler qui était cet homme aux lunettes rondes qui se trouvait auprès de lui, un temps qui dut paraître trop long à la personne qui attendait à la porte puisque celle-ci se mit à frapper encore plus fort avant de l'appeler :
"Isamu Noride ! Ouvre cette porte ! Je sais que tu es là !"
La voix était féminine, le ton déterminé, et l'homme commençait à craindre pour sa porte presque autant que pour sa vie. Pris de panique, il bondit de son fauteuil pour aller s'agripper au bras d'Ichigo :
"C'est elle ! C'est sûrement la personne qui en a après moi ! Que dois-je faire ? Elle ne s'en va pas... Je ne peux pas lui ouvrir, elle va s'en prendre à moi ! Que faire ?"